Quand on évoque Gary Vaynerchuk, on pense immédiatement à ce mélange de punchlines tranchantes, de lucidité business et de flair marketing qui a fait sa renommée. Pourtant, résumer GaryVee à ses vidéos motivantes ou à ses conseils pour entrepreneurs pressés serait une erreur stratégique. Car derrière la façade de coach de l’entrepreneuriat moderne, il y a un cerveau parfaitement câblé pour anticiper les mutations du marché numérique. Et ce n’est pas un hasard si, en 2025, il revient sur le devant de la scène avec une vision redessinée des réseaux sociaux, de l’influence et des nouveaux leviers commerciaux.
Gary Vaynerchuk a toujours eu une capacité rare à flairer les tendances avant qu’elles ne deviennent mainstream. Il l’a prouvé en pariant très tôt sur Facebook, Instagram, puis TikTok. Aujourd’hui, c’est autour du live shopping et de la convergence entre influence et commerce que Gary trace son sillon. Selon lui, la frontière entre contenu et transaction n’a jamais été aussi poreuse. Il ne suffit plus de captiver une audience : il faut désormais la convertir en acte d’achat en temps réel. Et c’est là que réside la nouvelle bataille des marques et des influenceurs : ceux qui savent raconter, engager et vendre dans le même mouvement seront les gagnants du jeu social.
Mais la vraie force de Gary, c’est sa capacité à replacer la donnée au centre de la stratégie. L’époque où l’on pouvait improviser un post viral est révolue : aujourd’hui, il faut être capable de produire du contenu qui performe parce qu’il est pensé, calibré et mesuré. L’optimisation passe par la compréhension fine des algorithmes mais aussi par l’analyse constante des comportements d’audience. Gary le répète : une bonne stratégie sociale, c’est 20 % d’instinct et 80 % de rigueur analytique.
Il n’a pas pour autant renoncé à son obsession du volume. Pour lui, publier régulièrement reste clé, mais la logique a évolué : il ne s’agit plus de publier pour occuper l’espace, mais pour créer des micro-contenus capables de nourrir une relation durable avec la communauté. Le feed n’est plus un étalage, c’est un parcours expérientiel. Et dans ce parcours, la vidéo reste reine, surtout celle qui peut être diffusée en direct et qui capitalise sur l’urgence et l’émotion de l’instant.
Cette année, Gary a d’ailleurs repositionné son agence VaynerMedia autour d’une stratégie claire : les marques doivent désormais prioriser les contenus qu’elles possèdent (owned), ceux qu’elles méritent (earned), avant de penser aux contenus sponsorisés (paid). Ce renversement de perspective n’est pas anodin. Il acte la fin d’un marketing digital fondé sur la publicité brute pour entrer dans une ère où la création de valeur passe d’abord par la qualité et la pertinence des contenus natifs.
En parallèle, Vaynerchuk continue d’investir sur le front de l’intelligence artificielle. Pas pour remplacer les créateurs, mais pour amplifier leur capacité à générer du contenu personnalisé à grande échelle. Il ne s’agit plus de produire une campagne pour tous, mais mille variations adaptées à chaque segment d’audience, voire à chaque individu. L’IA devient ainsi un partenaire créatif, et non une menace pour les métiers du marketing.
Ce qui fascine toujours chez Gary, c’est sa capacité à articuler les outils technologiques, les pratiques sociales et les tendances culturelles en un modèle opérationnel. Pour lui, l’attention est la monnaie la plus précieuse, et pour la capter, il faut être au carrefour de l’authenticité, de la narration et de la conversion. C’est le secret de la réussite !